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​500 milliards (2008), à plus de 2000 milliards (2017) : La commande publique a doublé en 10 ans


Rédigé le 6 Juillet 2018 à 22:44 | 0 commentaire(s) modifié le 6 Juillet 2018 - 22:46



Le budget de la commande publique au Sénégal a quadruplé en moins de 10 ans, passant de 500 milliards en 2008 à plus de 2000 milliards de francs CFA en 2017, a révélé vendredi, à Saly-Portudal (Mbour, ouest), le directeur général de l’Autorité de régulation des marchés publics (ARMP), Saër Niang.
M. Niang, qui intervenait à l’ouverture d’un atelier d’échanges sur la régulation des marchés publics, à l’initiative de la Cour suprême et de l’ARMP, a jugé que la « rationalisation » et la « sécurisation » (de la commune publique) « doivent demeurer un souci permanent et une préoccupation majeure des organes de contrôle et du juge ».

Cela se justifie surtout par le fait que « les marchés publics constituent, à travers le monde, le lit de la corruption et grèvent les budgets consentis par les Etats de plus de 20% », a-t-il expliqué.
 
Selon Saër Niang, la lutte contre la corruption dans les marchés publics passe en particulier par la maîtrise des procédures. Il a aussi défendu la nécessité d’adapter ou de réajuster en permanence les mécanismes de contrôle.

« J’ai plusieurs fois attiré l’attention des acteurs sur la maîtrise des procédures dans la phase de passation et le déplacement des velléités de fraude vers la phase d’exécution qui est devenue une étape très vulnérable et où les autorités contractantes font face, sans le savoir ni même en douter, à des surfacturations ou des modifications substantielles de quantité et de qualité des produits et services et travaux livrés. Le régulateur doit en être conscient. Mais le contrôleur ou auditeur comme le juge doivent en être avertis », a insisté M. Niang.

Par conséquent, « le renforcement des compétences et la formation en marchés publics doivent être privilégiés et inscrits au centre des relations entre nos différentes institutions » a-t-il affirmé dans l’agence de presse sénégalaise.

« Partager la réflexion et le savoir avec les magistrats de la haute juridiction est une chance que nous saisissons dans l’espoir qu’il nous permettra d’améliorer notre démarche de régulateur », a continué Saër Niang.
 
Il a ajouté : « Certes, juger n’est pas réguler ! Mais plusieurs similitudes peuvent être retenues entre les deux démarches. Le régulateur emprunte beaucoup au juge. »



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