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​A Dakar, «Africa Convergence» met au défi l’exécution stratégique


Rédigé le 22 Juin 2018 à 15:52 | 0 commentaire(s) modifié le 22 Juin 2018 - 15:59


En 2014, Paris avait accueilli la première édition d’Africa Convergence. En septembre 2017, Casablanca a popularisé cette conférence annuelle internationale qui replace décideurs, prescripteurs, experts, intellectuels, artistes ou simples concernés au cœur d’échanges sur des sujets centraux pour l’Afrique.


La troisième édition qui s’ouvre à Dakar, les 21 et 22 juin 2018, sous le thème de l’«exécution stratégique», les défis qu'elle pose et les opportunités qu'elle ouvre, compte définitivement inscrire Africa Convergence dans l’agenda des débats autour de l’Afrique.

Le succès de l'édition casablancaise en avait assuré la promotion. Un an après, les axes du débat ont changé mais la même promesse est tenue. Personnalités du monde des affaires, de la gouvernance, de l'expertise internationale, de la philosophie et de la pensée, ont répondu présent.
 
Dès le lancement de cette édition dakaroise d'Africa Convergence, le jeudi 21 juin, François Chignac, le directeur d'Africanews a « soumis à la question», Pascal de Izaguirre, le PDG de la compagnie aérienne Corsair sur l'expérience de la présence de son groupe en Afrique. La conversation intitulée « Meet the leader » entre l'homme des médias et l'homme de l'industrie de l'aviation commerciale, inscrite dans un format one-to-one, a permis au second de dresser un tableau des perspectives dans le secteur du transport aérien.
 
« Je suis un afro-optimiste, je crois au potentiel de croissance dans le secteur du transport aérien, mais il faut libérer les barrières et faire sauter les obstacles», a lancé le PDG de Corsair. De quels obstacles parle-t-il ? « Il y a un manque de compagnies et de transporteurs aériens privés en Afrique. Dans les freins et les obstacles du développement du secteur aérien, il y a trop de barrières réglementaires et d'obstacles notamment sur le manque de connectivité et la création de hubs aériens », cite-t-il. Autant d'obstacles qui complexifient aujourd'hui l'exécution des stratégies respectives des entreprises africaines et celles étrangères opérant sur le sol du contient. Cela annonce l'une des nuances des débats qui suivent.
 
Ce vendredi 22 juin 2018, les experts vont passer à la loupe les défis de l'exécution stratégique pour le Continent. Un sujet crucial pour les politiques publiques de l'Afrique, selon l'analyse de Régis Hounkpè, le directeur exécutif du cabinet InterGlobe Conseils, joint depuis Paris par La Tribune Afrique.
 
« S'il y a un sujet qui illustre les carences administratives dans l'élaboration des politiques publiques en Afrique, c'est bien celui de l'exécution. L'exécution représente la marque même de la crédibilité publique et internationale pour les États africains et est un élément principal du soft power en matière économique et d'investissement. L'attractivité du continent africain ne peut pas se décréter. Elle est un long processus sur les meilleures conditions politiques, sociales, économiques et technologiques des pays africains à devenir des terroirs fertiles de croissance et en cela l'exécution est stratégique », explique le directeur du cabinet InterGlobe Conseils.
 
Ces défis, les questions et les doutes qui les accompagnent, constituent justement les termes des débats répartis en panels qui réunissent acteurs de la pensée, du monde économique, des capitaines d'industrie, de jeunes CEO sous l'intitulé : « Coopération, éducation, formation & soft power, les nouvelles frontières de création de valeur ». Ce vendredi 22 juin, journée rythmée par les analyses pointues des panélistes, parmi les personnalités qui prennent la parole à la deuxième journée d'Africa Convergence 2018, il faut compter le philosophe sénégalais Souleymane Bachir Diagne.
 
Côte à Côte sur la longue liste des intervenants de renom, Zouera Youssoufou, la présidente de la fondation Dangote, Idriss Aberkane, le spécialiste en économie de la connaissance, Patrice Fonlladosa, CEO de Veolia en Afrique et au Moyen-Orient, Fatoumata BA, la co-fondatrice de Jumia et CEO de Janngo. Un gotha que complètent Mohcine Jazouli, ministre délégué chargé de la coopération africaine, le « Monsieur Afrique» du Maroc, Ahmedou Ould Abdallah, Président du Centre 4S, dans un débat d'idées, de mise sur pistes, de rectification de perception et de réflexion créatrice de solutions.

LaTribune afrque
 

 



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