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Après son entrée en vigueur, la zone de libre échange continentale africain pose le défi majeur de sa mise en œuvre


Rédigé le 24 Juin 2019 à 23:20 | 0 commentaire(s) modifié le 25 Juin 2019 - 19:47


(Equonet-Dakar) – Entrée en vigueur le 30 mai dernier, la zone de libre échange continentale africain (ZLECAF) est une initiative endogène pour approfondir l’intégration, stimuler la compétitivité industrielle et la création d’emplois en Afrique. Mais elle pose un défi majeur de sa mise œuvre qu’il faudra relever pour en tirer un grand profit.


La tâche ne sera pas aisée pour les Hauts dirigeants africains. Après avoir œuvré à l’entrée en vigueur de la ZLECAF le 30 mai dernier, ils ont ensuite l’obligation de veiller à ce que cet Accord soit mis en œuvre de manière à permettre à chaque pays de tirer parti de son énorme potentiel en matière d’industrialisation durable et de création d’emplois, d’intégration et d’interdépendance plus approfondies partout sur le continent africain.
 
Ces Hauts dirigeants semblent être conscients de cette épreuve qui les attend. En atteste la tenue à Dakar, aujourd’hui et demain, du forum régional sur la ZLECAF en Afrique de l’Ouest et du Centre co-organisé par la Commission économique pour l’Afrique (CEA), le gouvernement du Sénégal, la Commission de l’Union africaine (CUA) et l’Union européenne (UE).
 
Il est attendu de cette rencontre soutenue par la CEDEAO, la CEEAC, la BADEA, etc, des réponses concrètes aux questions relatives à la ratification rapide et la mise en œuvre de l’Accord de la ZLECAF, au soutien général et spécifique à une région ou un pays qui est requis pendant le processus de mis en œuvre de la ZLECAF, à la facilitation des échanges, à la mobilisation du secteur privé, de la société civile et des partenaires de développement.
 
En créant la ZLECAF en 2018, les pays membre de l’Union africaine ont donné un sérieux coup de pouce à l’intégration commerciale et économique régionale. Ils sont convenus de supprimer les droits de douane sur la plupart des marchandises, de libéraliser le commerce des principaux services, de s’attaquer aux obstacles non tarifaires freinant les échanges commerciaux intra-régionaux, puis de créer un marché unique continental où la main d’œuvre et les capitaux circuleront librement.
 
Quand elle sera opérationnelle, la ZLECAF constituera un marché de 1,2 milliard d’individus représentant 2,500 milliards de dollars de produit intérieur brut cumulé. Ce qui pourrait changer la donne selon le FMI. En effet, son chapitre consacré à la ZLECAF dans ses ‘’Perspectives économiques régionales ‘’ montre pour l’essentiel que celle-ci pourrait considérablement stimuler les échanges commerciaux intra-régionaux en Afrique, à condition d’actionner à la fois les leviers tarifaires et non tarifaires.
 
«Il faudrait une baisse globale des droits de douane pour obtenir des effets notables sur les flux commerciaux dans la région. A terme, l’élimination des droits sur 90 pour cent des flux existants – qui constitue l’objectif le plus ambitieux visé par la ZLECAF – entraînerait une augmentation d’environ 16 pour cent du commerce régional (16 milliards de dollars)», note le FMI.
 
«Dans ce domaine, des progrès même modestes sont susceptibles de produire des effets appréciables. Améliorer la logistique du commerce – les services douaniers par exemple – et remédier à la médiocrité de l’infrastructure pourraient être jusqu’à quatre fois plus efficace qu’une baisse des droits de douane pour stimulr les échanges», souligne-t-il.
 
En outre, il soutient que la réduction des obstacles non tarifaires accentuerait l’effet stimulant des baisses de droits de douane sur le commerce, surtout dans les pays enclavés et à faible revenu. Pour le FMI, il serait donc souhaitable que l’effort d’approfondissement de l’intégration commerciale en Afrique consiste au premier chef à lever une partie des obstacles non tarifaires, en particulier la médiocrité de la logistique commerciale et des infrastructures….



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