La Bceao relève des risques sur les nouvelles offres de services de paiement adossés à la monnaie électronique


Rédigé le 28 Janvier 2020 à 16:41 commentaire(s) modifié le 30 Janvier 2020 11:54

Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations… En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) – Le premier semestre 2019 a été marqué le lancement des nouvelles offres de services de paiement adossés à la monnaie électronique. Mais elles présentent des risques, selon le rapport semestriel de surveillance des services paiement de la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (BCEAO).


La Banque centrale liste les risques inhérents à ses nouveaux produits et services. Dans son rapport semestriel de surveillance des services de paiement adossés à la monnaie électronique, il note après analyse,  l'absence de dispositif de maîtrise des risques liés aux nouvelles offres ; la non-conformité des taux d'usure appliqués aux micro-crédits accordés par les établissements de crédit via les comptes de monnaie électronique ; l'absence de dispositif d'écoute et de gestion des réclamations des clients et le non-respect du plafonnement des avoirs en monnaie électronique à deux millions de francs CFA et des rechargements mensuels à dix millions de francs CFA tel que prévu à l'article 31 de l'Instruction n°008-05-2015 régissant les conditions et modalités d'exercice des activités des émetteurs de monnaie électronique dans l'Union.

Aussi, au regard des risques relevés, la Banque centrale recommande-t-elle aux émetteurs concernés la mise en place d'un dispositif spécifique permettant d'identifier et de prévenir les risques inhérents aux nouveaux produits ; la stricte limitation des soldes des portes-monnaie électronique telle que prescrite pas les textes en vigueur ; la mise en place d'un dispositif d'écoute, de réception et de traitement des réclamations des clients conformément aux exigences de l'article 30 de l'Instruction n°008-05-2015 et le plafonnement des taux d'usure des opérations de crédit à 27% et à 15% respectivement pour les systèmes financiers décentralisés et les banques de l'Union.

Ces nouveaux produits et services dont il s’agit sont l'épargne et le micro-crédit via les portes-monnaie électroniques par le système financier décentralisé Crédit Kash en partenariat avec la Banque de Dakar (BDK) en sa qualité d'émetteur de monnaie électronique et la société Kash Kash ; le produit « m-BAOBAB » de BAOBAB Mali, pour l'épargne et le crédit avec les portefeuilles Orange Money.

Il s’agit aussi de la collecte de dons et de cotisations via les comptes de monnaie électronique des clients Orange Finances Mobiles Sénégal (OFMS) et de l'exploitation d'un service de transfert international en réception de fonds sur les comptes Orange Money par Banque Atlantique Burkina Faso en partenariat avec l'établissement de monnaie électronique Orange Money Burkina Faso.
 


Dans la même rubrique :