Les gouvernements invités à repenser leur approche du travail et des emplois pour éviter les tensions socio-économiques


Rédigé le 25 Avril 2019 à 15:49 | 0 commentaire(s) modifié le 26 Avril 2019 19:38


(Equonet-Dakar) - Il ressort d'un nouveau rapport de l'OCDE que les gouvernements doivent repenser leur approche du travail et des emplois afin de réduire les tensions sociales et économiques.


Si l'on n'agit pas rapidement, de nombreux individus, notamment les moins qualifiés, resteront en retrait d'un monde du travail en pleine mutation.

L'édition 2019 des Perspectives de l'emploi  s'inscrit dans l'initiative L'avenir du travail et la campagne I am the future of work de l'OCDE, qui visent à rendre l'avenir du travail meilleur pour tous en contribuant à transformer les systèmes d'apprentissage et de protection sociale et à réduire les inégalités entre les individus et dans l'ensemble des régions.

« Les perspectives de l’emploi de l’OCDE n’envisagent pas un avenir sans emploi. Elles prévoient néanmoins des défis considérables pour l’avenir du travail », a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE,

M. Angel Gurría, à l'occasion de la présentation du rapport à Berlin en présence de M. Hubertus Heil, ministre fédéral allemand du Travail et des Affaires sociales, avant d'ajouter : « Avec des politiques efficaces, nous pouvons relever ces défis. Nous sommes confrontés à d’importantes transformations mais nous avons l’occasion et la détermination d’en profiter pour mettre en place un avenir du travail qui profite à tous.»

La zone OCDE a retrouvé les emplois qu'elle avait perdus pendant la crise et le taux d'emploi y est aujourd'hui supérieur de deux points de pourcentage à ce qu'il était avant la crise, mais le ralentissement prévu de l'économie mondiale assombrit les perspectives d'emploi à court terme, tandis que le marché de l'emploi poursuit sa polarisation. Pour aider les travailleurs, les entreprises et les pays à s'adapter à l'évolution du monde du travail, l'OCDE propose dans ces Perspectives un programme de transition vers un monde du travail qui profite à tous.

La hausse du taux d'emploi dans la plupart des pays de l'OCDE s'explique par une augmentation importante du taux d'emploi des femmes et du pourcentage de travailleurs âgés qui continuent d'occuper leur emploi. De plus, cette hausse reflète en grande partie l’accroissement des emplois hautement qualifiés, dont la part a progressé de 25 % en l'espace de vingt ans dans la zone OCDE.
La qualité des emplois s'est également améliorée, la part des emplois hautement qualifiés ayant progressé de 25 % en l'espace de vingt ans dans la zone OCDE.

Cependant, dans de nombreux pays, une part croissante des jeunes non diplômés du supérieur ne travaillent pas ou, s'ils travaillent, sont sous-employés ou mal rémunérés. Certains pays enregistrent une hausse du nombre d'hommes inactifs ou sous-employés, bien que la situation des femmes au regard de l'emploi reste plus défavorable en moyenne.

La transformation numérique, la mondialisation et l'évolution démographique sont déjà en train de redéfinir le monde du travail. À terme, 14 % des emplois existants pourraient disparaître au cours des 15 à 20 prochaines années en raison de l'automatisation, et encore 32 % devraient changer radicalement.

Si les contrats permanents et à temps plein devraient continuer d'être la norme pour nombre, si ce n'est la plupart, des emplois futurs, on observe depuis quelques années dans certains pays une nouvelle hausse des emplois atypiques, comme le travail indépendant et les contrats temporaires. L'emploi à temps partiel a progressé dans quasiment tous les pays de l'OCDE au cours des dernières décennies, mais la part des personnes employées à temps partiel qui préféreraient travailler à temps plein a également augmenté dans les deux tiers des pays membres pour lesquels on dispose de données.
Equonet


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