Connectez-vous S'inscrire

Pris à la gorge, l’Etat du Sénégal se voit contraint de se rapprocher de la vérité des prix du pétrole


Rédigé le 1 Juillet 2019 à 14:46 | 0 commentaire(s) modifié le 2 Juillet 2019 - 21:39

Massamba Ndakhté Gaye
Je m'appelle Ndakhté Massamba GAYE. Je suis journaliste sénégalais et directeur de publication du... En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) - L’Etat du Sénégal, depuis plus d’un an, avait choisi d’assumer sa mission d’amortisseur de chocs, en décidant de ne pas répercuter aux consommateurs et aux entreprises la hausse des prix du baril. Mais cette option est difficilement soutenable pour les finances publiques. C’est l’une des grandes lignes du projet de la loi de finances rectificatives (LFR) pour l’année 2019.


L’Etat du Sénégal ne peut plus assumer sa mission d’amortisseur de chocs, en décidant de ne pas répercuter aux consommateurs et aux entreprises la hausse des prix du baril. Pris à la gorge par la tendance haussière des prix du baril du pétrole, il se voit obliger de suivre cette dictature du marché mondial en suivant sa logique.   
 
En effet, la situation actuelle est difficilement soutenable pour les finances publiques car le blocage des prix a deux effets budgétaires immédiats mentionnés dans la LFR. D’une part, c’est que les distributeurs accumulent des pertes commerciales que l’Etat est obligé de leur rembourser. Elles se sont élevées à 105,309 milliards de FCFA en 2018 et atteindront, si rien n’est fait, 120,634 milliards d’ici fin 2019. 
 
D’autre part, la Société nationale de l’électricité du Sénégal (SENELEC) a besoin d’une subvention de 150 milliards de FCFA pour maintenir les tarifs de l’électricité à leur niveau actuel.

Or, le contexte international, avec notamment l’embargo sur le pétrole iranien, la crise politique au Vénézuela et la dégradation de la situation sécuritaire en Libye, ne semble pas pencher pour une baisse prochaine des cours, bien au contraire. Face à une telle situation, l’Etat ne peut faire qu’appliquer la vérité des prix.

«Par voie de conséquence, l’Etat doit, en toute responsabilité, se rapprocher de la vérité des prix, pour éviter que les ressources censées financer l’ensemble des politiques publiques soient phagocytées par le seul secteur de l’énergie», soutient-on dans la LFR.
 
Depuis quelques années, le prix du baril est sujet à des fluctuations incessantes mais la tendance récente reste caractérisée par un mouvement haussier. Or un pétrole cher signifie, pour un pays comme le Sénégal des tarifs d’électricité élevés ; une hausse des prix de certains biens et services, comme le transport ou le pain des boulangeries ; une aggravation du déficit de la balance commerciale ; un déploiement plus lent de l’électrification rurale et une augmentation des charges des entreprises, notamment industrielles, se traduisant par moins d’investissements, moins de recrutements, moins de compétitivité…
 
C’est pourquoi, l’Etat, depuis plus d’un an, avait choisi d’assumer sa mission d’amortisseur de chocs, en décidant de ne pas répercuter aux consommateurs et aux entreprises la hausse des prix du baril.
 
Mais vouloir, ce n’est pas pouvoir.
 



Actualité | Economie | Finance | Technologie | Social | Environnement | EquoSports | Contribution | Décrets | Bon à savoir | Donneurs | Conseil des Ministres | Nominations | Actu d'Afrique | Actu d'Europe | Appels d'offres



Conseil des ministres

Communiqué du conseil des ministres du Sénégal du mercredi 19 février 2020

(Equonet-Dakar) - Le président de la République, Macky SALL, a présidé le Conseil des ministres, le mercredi 19 février 2020, à 10 heures, au palais de la République.


Nominations

Les nominations au conseil des ministres du Sénégal du mercredi 19 février 2020

(Equonet-Dakar) - Au titre des mesures individuelles le président de la République a pris les décisions de nomination au conseil des ministres du mercredi 19 février 2019.


Donneurs

Donneurs

Faites un don pour participer à la rédaction d'un Contenu positif, instructif et constructif.


Bon à savoir

HYDROCARBURES : quelques définitions sur le pétrole et le Gaz











Facebook

Actu d'Afrique

Réaliser les rêves de l'Afrique

(Equonet-Dakar) – Dans son blog d’aujourd’hui, le Fonds monétaire international (FMI) s’intéresse à l’éducation en Afrique subsaharienne.


Actu d'Europe

Les exportations britanniques après le Brexit pourraient chuter de 32 milliards de dollars en raison des mesures non tarifaires et des tarifs

(Equonet-Dakar) – Les mesures non tarifaires (MNT) pourraient provoquer des fractures majeures dans les relations commerciales entre le Royaume-Uni et l'UE.