Sénégal, pays de la Teranga et non terroriste


Rédigé le 15 Novembre 2015 à 14:11 | 0 commentaire(s) modifié le 17 Novembre 2015 21:49


Contribution

Ecofinance.sn (Dakar) - Le terrorisme est une forme de lutte employée par les extrémistes pour déstabiliser les occidentaux dans leurs territoires ou anéantir leurs intérêts dans les pays complices.


Les confréries religieuses musulmanes sont des leviers de régulation et de stabilité sociale.
Après le printemps arabe, la destruction de la Libye et l’assassinat de Mouhammar KHADAFI du Père de l’Unité Africaine, le terrorisme islamique a envahi l’Afrique de l’Ouest en titillant les portes de notre Pays.

En se cachant sous la bannière de l’Islam, des groupes armés essayent de mettre en péril la démocratie précaire dans certains pays africains. Notamment au Nigéria, Le Boko Haram est spécialisé dans le kidnapping, le mariage forcé, les attentats et les assassinats. Au Mali, l’AQMI tente de diviser le pays et détruit au passage plusieurs monuments historiques.

Actuellement,  notre pays de la Téranga est menacé par des islamistes radicaux dont les sermons et prêches incitent à des actes terroristes tout en dénigrant nos confréries religieuses. Alors que ces dernières sont des leviers de régulation et de stabilité sociale. Nos guides religieux ont installé dans notre pays un Islam passif basé sur le soufisme, le pardon, la solidarité, l’entre-aide et le travail.

Si on se remémore une partie de l’histoire religieuse de notre Sénégal non terroriste, on se rappellera que :

-  El Hadj Malick SY a converti à l’Islam bon nombre de non croyants et a installé des mosquées à travers tout le territoire pour l’apprentissage du Saint Coran.

- Cheikh Ahmadou BAMBA MBACKE a planté au pays de la Téranga, la doctrine mouridisme basée sur le travail, la croyance à Dieu et le «Ndigueul»
 
- Cheikhna Cheikh Saad Bouh, arrière petit fils du Prophète Mohammad (PSL) a quitté sa terre natale de la Mauritanie pour venir inculquer les préceptes de l’Islam et les pratiques religieuses de ses ailleuls du nord au sud.
 
- Seydina Limamou Laye a permis aux personnes de couleur de retrouver une identité et de lutter contre la dépravation des mœurs.
 
- Cheikh Al Islam Mawlanane Cheikh Ibrahima NIASSE, le Père de la «Faïdou» a permis aux jeunes de connaître certains secrets cachés, le respect de son prochain, la reconnaissance de l’autre en sa personne, le travail et le respect de son guide religieux.
 
Tous les imams du pays de la Téranga sont bercés dans une de ces confréries religieuses  et appliquent leurs recommandations. Alors, ont t’ils besoin d’être reformatés comme le préconise le président de la République, Macky SALL ?  Nous ne le pensons guère.
 
Par contre, ils ont besoin de la revalorisation de leur mission à travers des moyens pécuniaires, leur permettant d’accéder à certains œuvres et connaissances empiriques.
 
Dans  un autre registre, le Sénégal fait parti des 25 pays les plus pauvres au monde donc une terre fertile pour le recrutement de potentiels terroristes. Dès lors, nos dirigeants doivent développer une nouvelle politique qui permet aux jeunes, aux femmes et aux plus démunis de trouver du travail, d’avoir une bonne formation et d’accéder facilement aux structures de santé.
 
Le port du voile intégral qui est une culture perse, est adoptée par plusieurs nations afin  de protéger leurs femmes contre les tentations externes. Mais des hommes et des femmes mal intentionnés s’habillent de la sorte en y cachant des armes de destructions massives afin d’attenter à la vie d’innocentes personnes.  
 
Jamais de tels actes ne se sont produits dans notre cher Sénégal, alors Monsieur le  président Macky SALL, devez vous interdire le port du Burqa et tolérer l’homosexualité là où la religion musulmane interdit l’homosexualité et tolère le port du Burqa ?
 
Nous rappelons que le Djihad n’est pas interdit dans l’Islam car le Prophète Mohammad (PSL) y a même participé mais le terrorisme est banni.
 
Les Djihadistes terroristes doivent suivre l’exemple de nos illustres et honorables guides religieux qui s’étaient battus contre les colonialistes avec des prières et leurs chapelets en ne privilégiant pas les armes.
 
Nous les pauvres musulmans, devons nous embrasser le terrorisme à cause de la faim et de la soif financière au risque de faire du mal à nos frères musulmans ou à nos cousins catholiques ?
 
Ousmane Ndiaye DEGUE
Secrétaire national chargé de l’administration
 du MAC/BJ (Ex MAC de Demba DIA)
odegue@gmail.com
Ousmane Ndiaye DEGUE


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