Yakham Mbaye : "parvenir au vote du projet de code de la presse avant fin 2016..."


Rédigé le 12 Aout 2016 à 12:55 | 0 commentaire(s) modifié le 12 Aout 2016 13:24

Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations… En savoir plus sur cet auteur

Ecofinance.sn (Dakar) - Le secrétaire d'Etat sénégalais à la Communication a fait part de la volonté de l’Etat d’aller droit vers l’adoption du projet de code de la presse.


Yakham Mbaye, Secrétaire d’Etat à la communication, a été choisi par l’Association des Editeurs et Professionnels de la Presse en Ligne (APPEL) pour présider la cérémonie d’ouverture de l’atelier portant sur la labellisation et l’élaboration d’un cahier de charge pour les médias Online déroulé à Saly sur 72 heures. Une occasion mise à profit par ce dernier pour annoncer la volonté de l’Etat d’aller droit vers l’adoption du projet de code de la presse.
 
Ainsi, a-t-il dit : « L’Etat du Sénégal, à travers le ministère de la communication, a fini de prendre toutes les dispositions nécessaires pour doter la presse d’un nouveau cadre juridique et réglementaire adapté. De ce fait, nous comptons organiser un séminaire de partage qui réunira tous les acteurs de la presse, des parlementaires, des juristes et de la société civile pour parvenir au vote avant la fin de l’année 2016 du projet de code de la presse et nous sommes rassurés quant à l’atteinte de ce résultat. Le principal point d’achoppement à l’origine du blocage au niveau de l’Assemblée Nationale depuis 6 ans, à savoir la ‘’dépénalisation’’ du journaliste ne semble plus être un obstacle ». Il précise, tout de même qu’ « aucun journaliste n’est allé en prison dans notre pays depuis une décennie même si, rappelle-t-il, les dérives ne manquent pas.
 
Cette décision soudaine résulte de la volonté des autorités d’aider la presse à soigner les maux qui la gangrènent et qui lui collent une étiquette péjorative. Pour Yakham Mbaye, à côté des journalistes responsables et soucieux du respect des règles de l’éthique et de la déontologie, « il y a d’autres intervenants qui ont investi la presse en ligne et qui ne fournissent aucun effort pour connaitre et respecter les règles les plus élémentaires de la profession ». 
 
« De cette légèreté, ajoute-t-il,  nous constatons tous les jours des dérives répétées et des atteintes graves à la vie privée des personnes avec parfois une volonté à peine voilée de nuire. Vous avez fini de comprendre que ce sous secteur émergent des médias qui est devenu incontournable dans nos habitudes en terme d’accès à une information diversifiée et plurielle mérite un encadrement administratif et juridique spécifique ». Il s’agira, selon lui, d’aller vers le relèvement du niveau de professionnalisme de la presse en ligne en mettant un mécanisme de labellisation qui va s’appuyer sur un cahier de charges  et d’une charte d’éthique et de déontologie, comme décliné par le Président de l’association, Ibrahima Lissa Faye, dans son mot de bienvenue.
 
Etaient présents à la rencontre plusieurs personnalités dont le ministre en charge de la communication du Président de la République El Hadj Hamidou Kassé, la députée Hélène Tine et plusieurs autres professeurs et experts des médias.
 
 
 
 
 
 
 


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