le conseil national du crédit du sénégal suggère une opérationnalisation rapide des mécanismes de financement du programme d’accélération compétitivité emplois


Rédigé le 26 Juin 2022 à 12:14 commentaire(s) modifié le 27 Juin 2022 16:03

Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations… En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) - Lors de sa trente-sixième réunion tenue le 23 juin dernier, le CNC a réitéré sa recommandation relative à l’opérationnalisation rapide des mécanismes de financement du Programme d’accélération compétitivité emplois.


Le Conseil national du crédit (CNC) du Sénégal  a réitéré sa recommandation relative à l’opérationnalisation rapide des mécanismes de financement du Programme d’accélération compétitivité emplois (PACE) du Plan d'actions prioritaires ajusté et accéléré (PAP2A) au travers de concertations avec toutes les parties prenantes, en particulier les banques, les Systèmes financiers décentralisés (SFD) et la Banque centrale des Etats de l'Afrique de l'ouest (BCEAO), rapporte un communiqué de presse transmis à equonet.

Le texte souligne que cette suggestion a été faite après que le  Conseil ait été informé de la situation du système bancaire à fin mars 2022, marquée par une bonne tenue des principaux indicateurs dans un contexte de risques accrus sur l’activité économique au niveau mondial et de leurs impacts sur l’économie sénégalaise. En particulier, il a noté les perturbations des circuits d’approvisionnement des denrées de première nécessité occasionnant la hausse des prix de vente ainsi que la forte progression des cours mondiaux du pétrole. 

En effet sur la base des statistiques arrêtées à fin mars 2022, les emplois bancaires se sont inscrits en hausse de plus d'un milliard (plus quinze pour cent) en glissement annuel pour s’établir à près de neuf milliards, induite par une progression des crédits nets (plus de sept cent milliards ; près de quatorze pour cent) et des autres emplois bancaires (plus de quatre cent milliards ; plus de dix sept pour cent). Le ratio des créances en souffrance brutes, rapportées au total des crédits, s’est établi à plus de onze pour cent à fin mars 2022 contre plus de treize pour cent un an plus tôt. Le ratio des créances en souffrance nettes est ressorti à près de quatre pour cent à fin mars 2022. Sur le plan prudentiel, la situation des établissements de crédit est globalement satisfaisante avec un ratio de solvabilité totale de plus de treize pour cent.

Concernant le secteur de la microfinance, les indicateurs d’activités affichent, en glissement annuel à fin mars 2022, une tendance haussière pour les systèmes financiers décentralisés de grande taille (article 44 de la Loi sur les SFD) aussi bien pour les dépôts (plus de quatre cent milliards ; plus de douze pour cent) que les crédits (plus de quatre cent milliards ; plus de dix pour cent). La situation prudentielle s’est globalement améliorée. 

Enfin, le Conseil déclare avoir été informé de la décision prise par le Comité de politique monétaire de la BCEAO, lors de sa réunion trimestrielle tenue le 1 er juin 2022, de relever de 25 points de base les taux directeurs de la BCEAO, afin de favoriser le retour progressif de l’inflation dans la zone cible, condition indispensable pour une croissance économique saine et inclusive.

Ainsi, le taux minimum de soumission aux appels d’offres d’injection de liquidité est passé de deux pour cent à plus de deux pour cent et le taux du guichet de prêt marginal de quatre pour cent à plus de quatre pour cent à compter du 16 juin 2022. Le coefficient de réserves obligatoires applicable aux banques de l'Union reste inchangé à trois pour cent.


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