réformes, projets et programmes de l'uemoa: le défi de la consolidation des acquis sénégalais


Rédigé le 10 Février 2022 à 16:47 commentaire(s) modifié le 11 Février 2022 11:15

Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations… En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) - Les évaluations portant sur les réformes, projets et programmes de l'uemoa ont été jugés satisfaisants. Mais le chemin reste long pour achever le pari de l'intégration.


Il ressort de l'évaluation du niveau d’internalisation et d’application des textes communautaires de l'Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) que le Sénégal affiche un taux satisfaisant de mise en œuvre des réformes de 76,1% contre 73,9% en 2020, soit une progression de plus de 2 points de pourcentage, malgré la crise sanitaire qui a eu un impact négatif sur la marche des activités.

Cet exercice fait par les techniciens du gouvernement sénégalais et de l'Uemoa est positivement apprécié au niveau politique par le ministre sénégalais et des Finances et du Budget, Abdoulaye Daouda Diallo, et le président de la Commission de l'Uemoa, Abdoulaye Diop. 

Ces deux autorités et leurs collaborateurs se sont réunis aujourd'hui à Dakar pour la présentation du mémorandum national de la revue annuelle des réformes, politiques, programmes et projets communautaires au sein de l’Uemoa reconnaissent qu'il y a encore beaucoup d'efforts à faire pour réaliser la totalité des réformes et de boucler l’exécution des projets en cours, dans les délais impartis. 

"L’évaluation a montré un taux moyen de mise en œuvre des réformes de 76,1% contre 73,9% en 2020 et un taux moyen d’exécution technique des projets et programmes de 81,0% contre 73,1% au titre de l’édition précédente", s'est réjouit Abdoulaye Daouda Diallo.

"Il convient, par conséquent, de consolider cette dynamique positive en vue de réaliser la totalité des réformes et de boucler l’exécution des projets en cours, dans les délais impartis", a-t-il admis.

"A cet effet, il nous revient d’examiner les recommandations formulées dans le document à l’endroit des autorités étatiques et de celles de l’Union pour parvenir à cette effectivité", a-t-il indiqué.

Aussi, le ministre sénégalais a-t-il réitéré sa détermination à œuvrer avec ses collègues pour accélérer la cadence de mise en œuvre des réformes et des projets. "La transposition de l’ensemble des directives avant leur application est, en particulier, une obligation qui nous incombe au titre de notre engagement solidaire envers la communauté", a-t-il déclaré.

"Cet exercice vise également à faire de l’intégration régionale un pilier essentiel de l’émergence de nos Etats. Cette question apparaît donc comme une nécessité impérieuse, et une urgence à prendre en charge", a-t-il ajouté.

Instituée par Acte additionnel de la Conférence des Chefs d’Etat et de Gouvernement (CCEG) du 24 octobre 2013, la revue qui est à sa septième édition constitue un exercice essentiel pour l’approfondissement du processus d’intégration économique dans l'espace communautaire.
 


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