signature de deux conventions de financement entre la banque africaine de développement et le gouvernement du sénégal


Rédigé le 31 Janvier 2022 à 11:56 commentaire(s) modifié le 1 Février 2022 10:26


(Equonet-Dakar) - La Banque africaine de développement et le Sénégal signent plusieurs conventions de financement pour soutenir l’accélération industrielle, les PME et l’autonomisation des femmes.


Le président de la Banque africaine de développement, Dr Akinwuni A. Adesina, en visite au Sénégal (26-29 janvier), a procédé à la signature de deux conventions de financement avec le gouvernement du Sénégal, représenté par le ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, Amadou Hott.

Les conventions portent d’une part, sur un prêt concessionnel de plus de 71,5 milliards CFA destiné au financement du Programme d’appui à l’accélération industrielle, à la compétitivité et à l’emploi. Il vise à répondre aux grands enjeux liés au développement industriel, à l’emploi et au secteur privé au Sénégal ; et d’autre part, à un prêt de 161,62 millions d’euros pour la mise en œuvre de la phase 1 du Programme de désenclavement des zones agricoles et minières du Nord du pays.

Selon M. Hott, ces financements s’inscrivent dans une dynamique de relance économique, d’accélération de l’industrialisation et de création d’emplois. « Ils visent à soutenir le mécanisme de relance économique qui a été validé dans le Plan d'actions prioritaires ajusté et accéléré en septembre 2020 par le président Macky Sall, a souligné le ministre. Le financement du Programme d’appui à l’accélération industrielle va aider à la compétitivité des chaînes de valeur prioritaires des micros, petites et moyennes entreprises et l’accroissement des investissements privés et les partenariats public-privé. L’objectif du Programme de désenclavement est de contribuer à l’augmentation de la production de riz et à l’atteinte de l’autosuffisance en céréales et à l’augmentation de la production minière, particulièrement les phosphates ».

Le président Adesina, a salué la dynamique de développement socioéconomique enclenchée par le gouvernement du Sénégal à travers son Plan Sénégal émergent. Il a réitéré son engagement pour accompagner des projets destinés à la jeunesse et aux femmes. « Le développement de l’Afrique passe par l’autonomisation des femmes et des jeunes, a souligné Dr Adesina. Il faut développer des chaînes de valeur et des compétences pour leur gestion, et les petites et moyennes entreprises ont un grand rôle à jouer dans ce processus. »

Par ailleurs, le représentant-pays de la Banque africaine de développement au Sénégal, Mohamed Cherif, et le directeur de l’ONG Invest in Africa Sénégal ont signé un accord de don du Fonds pour l'Afrique d'aide au secteur privé, géré par la Banque et destiné à financer les petites et moyennes entreprises. Cet accord est soutenu par une subvention du Japon dans le cadre de ce Fonds. Doté d’un million de dollars, le financement aidera au renforcement des capacités des petites et moyennes entreprises et sera mis en œuvre à travers deux composantes : la formation des PME, les diagnostics des entreprises et, le transfert de technologie. Les bénéficiaires directs du projet sont les petites et moyennes entreprises sénégalaises dans le domaine du pétrole, du gaz et d’autres acteurs clés du secteur privé.

Enfin, la directrice générale de la Banque pour l’Afrique de l’Ouest, Mme Marie-Laure Akin-Olugbade, et la représentante régionale de Onu-Femmes pour l’Afrique de l’Ouest et du Centre, Mme Oulimata Sarr, ont signé une convention de financement de 4 millions de dollars destinée à un projet d’autonomisation pour faciliter l’accès des femmes entrepreneures aux marchés publics. Ce projet entre dans le cadre de l’initiative du Groupe de la Banque africaine de développement pour favoriser l’accès des femmes au financement en Afrique (AFAWA).

Le portefeuille actif du Groupe de la Banque africaine de développement au Sénégal comprend 36 opérations pour un engagement total de 2,5 milliards de dollars (1,4 milliard de FCFA), incluant trois projets régionaux. Le secteur public représente 91% des engagements et le secteur privé 9%. Le secteur des transports domine le portefeuille de la Banque au Sénégal (36% des engagements), suivi du secteur financier (23%), l’agriculture (10%), le multi-secteur (9%), l’industrialisation et la communication (8%), l’énergie (7%), l’eau et l’assainissement (4%) et le social (3%). Cette répartition reflète les choix stratégiques des autorités sénégalaises.

Source: BAD

equonet


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