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Assurance agricole : OKO lève plus d’un million de dollar pour les petits exploitants agricoles


Rédigé le 22 Avril 2021 à 17:49 commentaire(s) modifié le 23 Avril 2021 - 18:33


(Equonet-Dakar) - OKO a obtenu un financement d'amorçage à hauteur de 1,2 millions de dollars lors d’une levée de fonds.


OKO, une start-up d’assurtech ayant pour ambition d’offrir une assurance agricole inclusive visant à sécuriser les revenus des agriculteurs à travers l'Afrique, a obtenu un financement d'amorçage à hauteur de 1,2 millions de dollars lors d’une levée de fonds, annonce un communiqué de presse transmis à equonet. Selon le texte,  cette levée de fonds a été conduite par Newfund et ResiliAnce ; Mercy Corps Venture, Techstars, ImpactAssets et RaSa ont également participé à l’opération.
 
La start-up, opérant actuellement au Mali et en Ouganda, se sert de données satellitaires et de services mobiles de transfert d'argent (mobile money) pour concevoir des produits d'assurance automatisés destinés aux agriculteurs dont les champs sont touchés par des conditions météorologiques défavorables - notamment la sécheresse et les inondations. Grâce à ce nouveau financement, OKO entend renforcer sa présence au Mali et en Ouganda et étendre son offre à d'autres marchés africains, à commencer par la Côte d'Ivoire.
 
«L'agriculture est de loin la principale source d'emploi en Afrique, avec environ 33 millions d'exploitations agricoles. Et pourtant, les agriculteurs sont privés de services financiers de base comme les assurances et les prêts», fait remarquer Simon Schwall, fondateur d'OKO. «Nous nous servons de la technologie pour résoudre ce problème et sécuriser les revenus de ces agriculteurs».
 
La société compte déjà environ 7 000 clients au Mali et a indemnisé l'an dernier plus de 1 000 agriculteurs touchés par les inondations. Les clients d'OKO cultivent généralement du maïs, du coton, du sésame, du sorgho ou du mil. OKO travaille également avec les agro-industries afin de les aider à atteindre leurs objectifs en termes de durabilité et à renforcer les relations avec leurs fournisseurs. Des projets pilotes ont été menés à bien avec ABInBev et Touton en Ouganda.
 
Cette vision a convaincu Augustin Sayer, partenaire chez Newfund, de soutenir OKO : «Nous pensons que les progrès récents de l’internet des objets (IoT) ainsi que la disponibilité des données conduiront à l'essor de l'assurance paramétrique en Afrique, au bénéfice des populations locales. Simon et son équipe ont posé des bases solides au Mali, à partir desquelles OKO peut maintenant se développer dans de nouveaux pays et proposer de nouveaux produits d'assurance».
 
OKO est fière de proposer l’offre d'assurance récolte la plus inclusive qui puisse exister. Tout ce dont les agriculteurs ont besoin pour se connecter à OKO, c'est d'un téléphone (pas besoin de smartphone) : ils peuvent composer un code court afin d’obtenir plus d'informations et payer par le biais de services mobiles de transfert d'argent. Pour atteindre ce niveau d'accessibilité, la société collabore avec des opérateurs mobiles. «OKO a tiré pleinement parti de la plateforme Orange Money pour offrir un service à la fois innovant et inclusif», déclare Aicha Touré, directrice générale d'Orange Money au Mali.
 
Et Daniel Block de Mercy Corps Ventures d'ajouter : «Bien que d'autres micro-assurances pour les agriculteurs existent, nous avons été impressionnés par la capacité d'OKO à collaborer avec un opérateur panafricain tel qu'Orange et à établir un lien direct avec le consommateur, ce qui permet un engagement utilisateur plus fort et le développement de produits complémentaires à l'avenir.»
 
Les services proposés par OKO sont reconnus par les régulateurs et ont remporté le Fintech Showcase Award, décerné par l’Alliance pour l’Inclusion Financière, représentant les régulateurs financiers des pays émergents ainsi que le prix PME de l'UIT, l'organe directeur des télécommunications.
 
Concernant les prochains défis devant être relevés par OKO, Simon Schwall déclare sans ambages : «Nous devons trouver davantage de partenaires capables de proposer notre produit aux agriculteurs, qu'il s'agisse d'ONG, d'acteurs du secteur agro-industriel, d'opérateurs de téléphonie mobile ou de programmes gouvernementaux. Nous avons la preuve que notre solution fonctionne et répond à un besoin important. Nous devons maintenant mettre le cap sur l'étape suivante».
 
 
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