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Le Rwanda ambitionne de renouer avec des taux de croissance à 8%


Rédigé le 2 Février 2018 à 14:25 | 0 commentaire(s) modifié le 2 Février 2018 - 14:36


Après un ralentissement continue de sa croissance économique ces trois dernières années -tombée à 5,2% en 2017-, le Rwanda veut renouer avec son excellente moyenne de 8% de la première décennie des années 2000. Au moment où les secteurs clés de l’économie nationale peinent encore à afficher des tendances prometteuses soutenues, Kigali mise sur les exportations.


Le Rwanda ambitionne de renouer avec des taux de croissance à 8%
(Ecofinance.sn Dakar) - « Il faut que le miracle économique rwandais suive son cours et que le rêve ultime de l'Etat relève de la réalité ». C'est ainsi que l'on pourrait imaginer l'état d'esprit actuel des autorités rwandaises qui nourrissent l'ambition de faire sortir leur pays de la catégorie des pays en voie de développement pour se classer parmi ceux à revenu moyen. Actuellement, l'une de leurs priorités est de relever la croissance du PIB.

« Nous voulons revenir à la forte croissance de 8% », a déclaré Claver Gatete ministre des Finances du Rwanda à l'agence de presse londonienne Reuters, estimant la probabilité plus que certaine après la performance de 8% atteinte au cours du troisième trimestre de l'année 2017.

Optimisme avéré ?

En effet, le Rwanda connait depuis trois ans une chute continue du taux de croissance de son PIB, passé à 6,9 en 2015, 5,9% en 2016, et à 5,2% en 2017. Pourtant, excepté l'écrasement de 2013 à 4,6% -avant un rebond à 7% en 2014- le taux de croissance du PIB de ce pays d'Afrique de l'Est affichait 8,8% en 2012 et une moyenne de 8% sur quinze longues années, entre 2001 et 2015, selon les données de la Banque mondiale. La récente contre-performance s'explique notamment par l'instabilité de la croissance des secteurs clés de l'économique avec, en 2017, les services et l'industrie qui ont particulièrement piétiné. Résultat: la croissance du PIB a dégringolé à 2,9% au premier semestre contre 8,2% un an plus tôt, d'après un rapport de la Banque africaine de développement (BAD).

A présent, le ministère espère que la tendance qui s'est améliorée au second semestre -qui a d'ailleurs revitalisé le résultats annuel- se poursuive durant l'année en cours. Gatete a notamment fait allusion aux 8% de croissance du PIB observés au troisième 2017, estimant que le pays n'était plus vraiment en difficulté. « Nous sortons des bois », a-t-il dit.

Le Fonds monétaire international justifiait mi-janvier le décaissement d'une nouvelle enveloppe de 25,8 millions de dollars -dans le cadre des programmes d'assistance technique et financière dont bénéficie le pays- par de meilleures perspectives économiques. L'institution de Bretton Woods pronostique en effet une croissance de 7 à 7,5% au Rwanda en 2018 et 2019, grâce notamment aux investissements dans l'infrastructure publique et les interventions favorisant la transformation structurelle et la diversification des exportations.

La piste des exportations

Justement, le ministère des Finances compte sur le secteur des exportations pour porter la croissance du PIB, ceux-ci d'adjugeant des résultats positifs. Sur les onze premiers mois de l'année dernière en effet, les exportations rwandaises ont bondi de 43,7% par rapport à la même période l'année précédente, tandis que les importations ont reculé de 1,4%, occasionnant une baisse du déficit commercial de l'ordre de 21,3%. Pour le ministre, cela montre qu'« il y a une tendance [...]. Nous voyons l'économie aller dans la bonne direction ».

Le potentiel des exportations pour l'économie rwandaise a récemment été largement dépeint par la Banque mondiale dans son analyse annuelle de l'économie rwandaise  publié en septembre 2017. « Une croissance axée sur les exportations est à la portée du Rwanda, et la stratégie de croissance à long terme du pays devrait continuer à se concentrer sur le renforcement de la capacité de l'économie à produire des produits et services exportables », concluait l'institution après avoir passé au peigne fin l'ensemble du secteur et observé son évolution dans le temps.

 
 



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