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Les 7 points du consensus de Dakar, une déclaration commune des Etats de l’Uemoa soutenue par le Fmi les Nations unies et le Cercle des économistes


Rédigé le 7 Décembre 2019 à 17:03 | 0 commentaire(s) modifié le 10 Décembre 2019 - 14:48

Massamba Ndakhté Gaye
Je m'appelle Ndakhté Massamba GAYE. Je suis journaliste sénégalais et directeur de publication du... En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) – Leur pari était de faire en sorte que la conférence de Dakar contribue à faire converger une position de principe consensuelle sur un impératif délicat, à savoir comment trouver le juste équilibre entre le développement durable et la dette soutenable. Dans ce sens, ils ont trouvé un accord appelé ‘’Consensus de Dakar’’ décliné en sept points.


En revisitant leurs interventions respectives lors de la conférence internationale de Dakar sur la thématique «Développement Durable & dette soutenable : Trouver le juste équilibre»., les  six chefs d'État - représentant le Sénégal, le Togo, le Burkina Faso, le Niger, la Côte d'Ivoire et le Benin -, le premier ministre du Mali, la directrice générale du FMIla vice-secrétaire générale des Nations uniesle vice-président Afrique de la Banque mondiale et le Cercle des économistes se sont accordés sur sept points de convergence.

Appelé ‘’Consensus de Dakar’’, cette déclaration lue par le président Macky Sall insiste particulièrement sur le fait que, si l'on ne veut pas pénaliser la croissance en Afrique, il faut faire jouer aux banques de développement et aux institutions internationales le rôle de garantie partielle du système d’investissement, ce qui permettra de baisser les taux d'intérêts et de rentabilité exigée.

Le premier point de convergence, c’est la nécessité de renforcer la mobilisation des ressources internes, fiscales et épargne publique, pour financer le développement.

Deux, ils s’accordent sur l’impératif d’amélioration continue de la gouvernance des finances publiques et de l’environnement des affaires.

Trois, ils s’entendent sur la nécessité de prendre en compte la contrainte particulière liée à l’impact environnemental, notamment le changement climatique, et aux dépenses en matière de sécurité face au choc terroriste.

Quatre, c’est l’urgence des besoins d’investissement en Afrique ; urgence et besoins qui constituent aussi autant d’opportunités pour relever la croissance économique à l’échelle mondiale. Chaque investissement qualitatif en Afrique génère en effet un impact positif pour le pays concerné mais également pour l’investisseur lui-même. Il est fortement recommandé que les partenaires techniques et financiers, notamment l’OCDE, le FMI et la Banque Mondiale, tiennent compte de la valeur des actifs et des revenus potentiels dans l’analyse de la viabilité de la dette de nos pays.

Cinq, ils ont aussi souligné les méfaits de l’échange inégal, notamment la faible rémunération des matières premières et le déficit, encore persistant, dans la création de chaînes de valeurs par la transformation locale des produits ; ce qui pose ipso facto la question cruciale de l’industrialisation de l’Afrique.

Six, ils ont largement débattu du caractère très exagéré de la perception du risque en Afrique ; ce qui a pour conséquence de renchérir davantage l’investissement et le coût de la dette. Sur ce plan, les chefs d’Etat présents à la rencontre sont tous d’accord qu’il y a un effort de sensibilisation à faire pour amener les institutions et organismes concourant à la formulation de cette perception, notamment l’OCDE, le FMI et la Banque Mondiale, à émettre des notations et avis plus objectifs, parce que tenant davantage compte de la réalité des situations.

Sept, ils ont enfin réaffirmé la nécessité de poursuivre la collaboration féconde entre leurs pays et les partenaires bilatéraux et multilatéraux, pour trouver les bases d’une gouvernance financière mondiale plus équitable, afin que l’Afrique, grâce à des investissements massifs, soit l’une des locomotives de la croissance mondiale.

Voilà, de façon résumée, ce que le président Macky Sall avoulu soumettre à l’appréciation des participants comme éléments consensuels de la Conférence internationale de Dakar.



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