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Les menaces et défis du blanchiment de capitaux et du financement du terrorisme objet de discussion à Conakry


Rédigé le 7 Mai 2019 à 18:27 commentaire(s) modifié le 9 Mai 2019 - 07:05

Massamba Ndakhté Gaye
Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations... En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) – Discuter entre pays membres des menaces et défis liés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme (BC/FT) dans la sous-région et aborder des questions pertinentes qui nécessitent une approche concertée et harmonisée pour y faire face.


Tels sont les objectifs visés par le Groupe intergouvernemental d’action contre le blanchiment d'argent en Afrique de l'Ouest (GIABA) qui tiendra respectivement, du 12 au 17 mai 2019, la 31ème réunion plénière de la commission technique (CTP) et le 18 mai 2019, la 20ème réunion du comité ministériel (GMC), a appris Equonet des organisateurs.
 
Durant les rencontres préliminaires de la 31ème CTP de Conakry, les rapports du 2nd cycle de l’évaluation mutuelle du Burkina Faso et de la République de Cabo Verde seront discutés. Il en sera de même pour le Sénégal avec un accent sur la qualité et la cohérence. Il sera également question du 2ème rapport de suivi du 2nd cycle de l’Evaluation mutuelle du Ghana.
 
Les experts du groupe de travail sur l’évaluation et la conformité (GEC) se pencheront sur les rapports de suivi de l’évaluation mutuelle des Etats membres comme la Guinée Bissau, l’Union des Comores et Sao Tomé & Principe. Selon les processus et procédures de l’évaluation mutuelle, un document de référence du GIABA (publié en 2009), les évaluations mutuelles ont pour but d’évaluer la mise en œuvre et l’efficacité des lois, réglementations ou autres mesures requises par les critères fondamentaux, de vérifier si toutes les mesures nécessaires ont été pleinement et convenablement mises en œuvre et que le système de LBC/FT est effectif et efficace.
 
Les Etats membres du GIABA se soumettent à ce processus pour prévenir le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme comme le stipulent les Articles 12 à 14 des Statuts révisés du GIABA. Enfin, le processus de l’évaluation mutuelle donne aussi des informations sur les progrès accomplis par un État membre pour s'acquitter de ses obligations au regard des recommandations du GAFI.
 
A Conakry, le groupe de travail sur les risques, tendances et méthodes (RTMG) fera un point d’information sur les travaux de recherche en cours. Les risques, tendances et méthodes émergents de BC/FT ; l’évaluation nationale des risques, l’élaboration des politiques ; la 7ème réunion du comité de pilotage du projet SAMWA ; le forum régional des CRF ; la présentation du rapport d’activités du Juge Kimelabalou ABA, directeur général du GIABA ; sont entre autres, des points inscrits à l’ordre du jour de cette 31ème Réunion Plénière.
 
Examen du rapport d’activités du directeur général du GIABA
Quant à la 20ème réunion du comité ministériel du GIABA (CMG), elle se tiendra le 18 mai 2019. Le CMG est l’organe de décision et est constitué des trois ministres de tutelle de chacun des Etats membres (Economie et/ou Finances, Sécurité et/ou Intérieur et Justice) du GIABA. Au cours de la rencontre de Conakry, le CMG examinera et adoptera, le rapport d’activités du directeur général du GIABA.
 
Il sera également question de l’examen et l’approbation des rapports du 2nd cycle de l’évaluation mutuelle du Burkina Faso, du Cabo Verde et du Sénégal ; de l’examen et approbation du rapport de la 31ème CTP, etc. La cérémonie d’ouverture de ces deux grandes rencontres du GIABA enregistrera la présence des plus hautes autorités guinéennes.
 
Pour rappel, ce sont les articles 9 (iii) et 11 (i) (b) des Statuts du GIABA qui prévoient que les réunions statutaires au niveau technique et politique se tiennent au moins une fois par an pour discuter des politiques, des activités de programmes et des progrès de l’institution. Aussi, en tant qu’Organe régional de type GAFI (ORSG), le GIABA est tenu de se réunir deux fois par an avec ses responsables et experts en vue d’analyser, de suivre et d’identifier des stratégies pour la mise en œuvre efficace des mesures de LBC/FT dans les Etats membres.


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