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Média de veille et d'alerte sur les questions de gouvernance, de transparence et de redevabilité des ressources extractives au Sénégal et en Afrique.
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Uemoa : les échanges extérieurs ressortent déficitaires en 2020


Rédigé le 4 Novembre 2021 à 13:37 | 0 commentaire(s) modifié le 5 Novembre 2021 - 11:40


(Equonet-Dakar) – Le déficit est atténué essentiellement par l'orientation favorable des cours de l'or, qui a joué le rôle de valeur refuge dans le contexte de la crise sanitaire mondiale de la COVID-19.


Au total, les échanges extérieurs de biens et services des pays de l'Union au titre de l'année 2020 sont ressortis déficitaires à 5,5% du PIB en 2020 contre 5,7% en 2019, soit une amélioration de 0,2 point de pourcentage. C’est la principale conclusion du rapport sur le commerce extérieur de l’Union économique et monétaire ouest africaine (Uemoa) au titre de l’année 2020 publié par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’ouest (Bceao).

Le rapport explique cette atténuation du déficit essentiellement par l'orientation favorable des cours de l'or, qui a joué le rôle de valeur refuge dans le contexte de la crise sanitaire mondiale de la COVID-19, couplée au net repli de la facture énergétique, dont les effets ont été modérés par la baisse des recettes touristiques et des prestations de service de transport aux non-résidents en ligne avec les mesures de restrictions sur la mobilité prises pour contrer la pandémie.

«La persistance des déficits extérieurs est la conséquence d'une multitude de contraintes qui pèsent sur la transformation structurelle des économies des Etats membres et limitent leur capacité d'offre de biens et services à forte valeur ajoutée », souligne-t-il précisant qu’il s'agit notamment de la disponibilité de facteurs de production et de leurs coûts de fourniture qui constituent des obstacles majeurs à l'essor des chaînes de valeur dans les économies de l'Union.

A cette faiblesse structurelle, le document ajoute la forte sensibilité de la balance commerciale à la volatilité des cours des produits échangés. Selon le rapport, les échanges extérieurs de biens de l’Union souffrent également d’un déficit d’offre de produits alimentaires non transformés, notamment les céréales, en raison de la vulnérabilité du secteur agricole aux chocs climatiques.

Face à cette situation, il relève l’urgence d'intensifier la mise en œuvre de réformes structurelles afin d'améliorer la compétitivité des filières exportatrices traditionnelles et de diversifier l'offre de biens et services destinés aux non-résidents.

«Au regard des résultats enregistrés en 2020, les États de l'Union devraient mettre en œuvre des stratégies appropriées pour promouvoir les chaînes de valeur notamment dans le domaine de l'industrie agroalimentaire et textile, dans la perspective de réduire les importations de biens de consommations courante transformés et d'accroître la part de produits manufacturés dans les exportations des pays l'UEMOA», indique-t-il.

«En outre, des dispositions devraient être prises à l'effet de réduire la vulnérabilité des productions vivrières locales aux aléas climatiques, qui deviennent de plus en plus récurrents, à travers notamment la vulgarisation de semences améliorées et le développement de la culture irriguée», recommande-t-il.

«Des mesures devraient également être adoptées en vue d’améliorer les exportations de l’Union en service de voyage et d’atténuer les importations y relatives. Dans cette perspective, la disponibilité des infrastructures de santé et énergétiques dans les pays membres de l’Union pourrait être renforcée. Il s'agit notamment de développer des infrastructures sanitaires régionales de qualité, permettant de satisfaire les besoins en service de santé des pays de l’UEMOA et d’attirer des ressortissants d’autres pays africains à l’instar du Maroc, de la Tunisie et de l’Afrique du Sud. En effet, ces pays enregistrent un développement relativement important du tourisme médical en raison de la performance de leur système de santé», indique-t-il.

Par ailleurs, le rapport met en lumière la priorité qui devrait être accordée à la maîtrise des risques d'insécurité et à l'accroissement des investissements dans les infrastructures de transport terrestre et maritime, et à la mise en œuvre des réformes nécessaires à la libéralisation de tous les segments du secteur des transports. Autant de mesures qui devraient permettre de réduire le coût du fret et de la manutention dans l’Union.

Le rapport sur le commerce extérieur au titre de l'année 2020 passe en revue les échanges extérieurs de l'Union Economique et Monétaire Ouest Africaine avec ses partenaires commerciaux, en mettant en exergue les principaux produits faisant l'objet de transactions, ainsi que leurs origines et destinations.

Les analyses portent, sauf indication contraire, sur les statistiques douanières relatives au commerce général, qui prennent en compte les mouvements d'entrepôt, ainsi que les données estimées au titre des réexportations. Ces données ont été redressées pour les rendre cohérentes avec les données de la balance des paiements qui intègrent les estimations du commerce non contrôlé et des prix internationaux des matières premières, conformément aux recommandations du Manuel du Fonds Monétaire International (FMI) consacré à l'élaboration des comptes extérieurs.

Les indicateurs régionaux sont obtenus par agrégation des informations par pays sur le commerce extérieur. Cette méthode conduit à une relative surestimation des données de l'Union dans la mesure où les montants obtenus incluent les échanges intracommunautaires.
Ndakhté M. Gaye avec Bceao



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