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Uemoa : progression de la situation monétaire en mai 2018


Rédigé le 16 Août 2018 à 12:58 | 0 commentaire(s) modifié le 27 Août 2018 - 19:26



(Ecofinance.sn – Dakar) – Selon la note mensuelle de conjoncture économique du mois de mai 2018 publiée récemment par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), la situation monétaire de l’Union à fin mai 2018 est caractérisée par une progression, en glissement annuel, de la masse monétaire (+10,2%), portée par l'accroissement de sa contrepartie extérieure et des créances sur l'économie. Pour leur part, les composantes de la masse monétaire que sont les dépôts et la circulation fiduciaire, se sont accrues respectivement de 12,0% et de 4,5%.

Renforcement des actifs extérieurs nets

Les actifs extérieurs nets (AEN) des institutions de dépôt de l'Union se sont renforcés de 1.771,9 milliards en une année, en liaison avec la consolidation des AEN de la BCEAO (+2.214,5 milliards). Les réserves officielles de change de la Banque Centrale se sont établies à 9.638,1 milliards, en hausse de 2.257,2 milliards par rapport à mai 2017.

Cette amélioration du niveau des réserves a été induite notamment par la mobilisation d'euro-obligations par le Sénégal et la Côte d'Ivoire en mars 2018 pour un montant de 2.010,9 milliards. La couverture des actifs de réserves est ainsi ressortie à 5,7 mois d'importations de biens et services contre 4,2 mois à fin février 2018, avant la mobilisation des ressources sur les marchés des capitaux, et 5,5 mois en avril 2018.

Progression des créances intérieures

Selon la note mensuelle de conjoncture économique du mois de mai 2018 publiée récemment par la Banque centrale des Etats de l’Afrique de l’Ouest (Bceao), les créances intérieures ont progressé de 1.545,2 milliards ou 6,1%, en rythme annuel, pour s'établir à 26.820,7 milliards, en liaison avec la hausse des créances sur l'économie, celles sur les administrations publiques centrales (APUC) s'étant repliées.
Le rythme de croissance des créances sur l'économie s'est établi à 8,7% contre 8,0% à la même période de l'année 2017 et 9,8% le mois précédent.

Les créances ont été portées essentiellement par la hausse des crédits bancaires aux entreprises privées non financières (+1.068,9 milliards ou +10,3%) et aux ménages (+540,8 milliards ou +9,7%). Les prêts aux sociétés publiques se sont accrus de 403,9 milliards ou 48,0% et ceux aux sociétés financières non bancaires ont augmenté de 74,5 milliards ou 13,1%.

Le ralentissement du rythme de progression des créances sur l'économie entre avril et mai 2018 (8,7% contre 9,8% en avril) s'est accompagné par celui, plus accentué, de nouvelles mises en place de crédits, traduisant un niveau de remboursement des concours bancaires moins important que celui du mois d'avril 2018.

En effet, le rythme de crédits nouvellement mis en place a ralenti, passant de 10,8% en avril à 1,6% en mai 2018. Le volume des crédits bancaires est toutefois ressorti en hausse, comparativement à la situation d'avril 2018. Le cumul mensuel, toutes maturités confondues, est estimé à 1.132,7 milliards, soit un accroissement de 4,9% par rapport au mois d'avril 2018. Le redressement des mises en place de crédit intervient dans un contexte de baisse des ressources collectées par les banques.

En effet, les dépôts mobilisés par les banques de l'UEMOA ont baissé de 5,8% à fin mai 2018, en ressortant à 544,9 milliards contre 578,4 milliards le mois précédent. La contraction du volume des dépôts bancaires est imputable principalement aux coopératives et groupements villageois, aux entreprises privées du secteur productif et à la clientèle financière.

Quant aux créances nettes sur l'administration centrale, elles enregistrent une baisse de 1,2% en mai 2018 après celle de 14,4% en avril 2018. En effet, les émissions de la Côte d'Ivoire et du Sénégal en mars 2018 sur les marchés internationaux des capitaux ont réduit leurs recours au marché financier régional et accru leurs avoirs auprès du système bancaire. Ainsi, les concours des banques aux Etats se sont globalement contractés de 202,8 milliards en une année.

Au cours des cinq premiers mois de l'année 2018, les émissions de la Côte d'Ivoire sur le marché intérieur sont ressorties à 87,1 milliards contre 498,3 milliards à la même période de l'année 2017. Quant au Sénégal, il n'a émis aucun titre depuis le début de l'année 2018.
 
Source : Bceao

 
Yaye Rokhaya Ndiaye



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