Connectez-vous S'inscrire
https://www.equonet.net/
ecofinance.sn
Facebook
Twitter
Média de veille et d'alerte sur les questions de gouvernance, de transparence et de redevabilité des ressources extractives au Sénégal et en Afrique.
Veiller sur le respect des obligations du secteur extractif sénégalais.



amont pétrolier : ce bond décisif de 30 ans


Rédigé le 2 Juillet 2024 à 17:44 | 0 commentaire(s) modifié le 5 Juillet 2024 - 13:29


(Equonet Energies-Dakar) - L’empreinte du workforce sénégalais est omniprésente à tous les niveaux de la chaîne de production du champ offshore.


De la base logistique au port autonome de Dakar jusqu’à 100 Km au Sud par hélicoptère sécurise’ le président de la république du Sénégal eut l’heureuse surprise d’interagir durant ce tout ce parcours avec les techniciens et ingénieurs sénégalais de l’aviation civile avec un niveau de professionnalisme et de ponctualité très rares dans nos pays. Certainement un premier  aperçu sur la complexité des opérations logistiques, technologiques et opérationnelles de l’industrie pétrolière surtout en offshore.

L’impressionnante torchère de gaz  qui dégage une fumée noire accueille le président BDF une fois que l’aéronef s’est pose’ sur le FPSO, à sa descente avec l’apparat et l’uniforme,  il est accueilli par  le responsable HQSE  qui le  briefe – le Président et toute sa suite - éloquemment sur les règles et protocoles de sécurité à bord du navire : c’est une industrie très méticuleuse sur les normes et standard de sécurité surtout vu les enjeux assurantiels colossaux.

Apres la base logistique du PAD c’est encore l’expertise sénégalaise dont le top management du RSSF Sangomar offshore  qui se relaie au fur et à mesure de la visite marathon du président à bord de l’immense plateforme d’extraction de pétrole et de pré- traitement ou le vacarme des pompes et compresseurs ont été réduits grâce à la technologie dernier cri que MODEC – opérateur l’unité flottante – a installe’.

Dans cette phase initiale qui va durer presque six mois, le FPSO Sedar Senghor  fonctionnera à plein. Une centaine d’ingénieurs et techniciens vont y passer  d’interminables journées pour assurer le  fonctionnement des milliers de valves et de pompes avec les bugs, les réglages, les  petites pannes,   les  coupures de toutes sortes jusqu'à ce que le débit d’extraction d'huiles brutes  à partir des puits soit stabilisé.
 
Durant tout son parcours de plus de  trois  heures d’horloge sur l’unité flottante Leopold Sedar Senghor, ce 25 juin 2024 au matin, l’empreinte du workforce sénégalais est omniprésente à tous les niveaux de la chaîne de production du champ offshore. Les ingénieurs et techniciens de l'opérateur public Petrosen  aux côtés  de Modec sont aux commandes avec un niveau d’expertise et de productivité que même le Nigeria et l’Angola n’ont expérimenté aux début des premiers barils dans ces pays il y’a presque 50 ans. C’est un bon d’une génération pour notre pays.  Les fils du pays sur le FPSO nous rassurent  que personne ne va siphonner notre pétrole.
 
L’école sénégalaise et notre diaspora ont presque fourni les meilleurs profils dans tous les postes en compétition ouverte  pour ce projet titanesque et complexe qui a coûté 4 000 milliards de Fcfa - 5,2 milliards de dollars US  en investissements d’origine étrangères  mais avec  un capital humain bien sénégalais.  Les fils du pays sont ainsi au cœur de cette prouesse technique qui va rapporter pas moins de 600 milliards de Fcfa par année avec un baril à 65 dollars US.  Les CV des deux directeurs généraux  : Petrosen EP et le nouveau patron de Petrosen Trading sont suffisamment illustratifs.

Notre pays doit ainsi tirer toutes les leçons de l’exploitation des phosphates, de l’or et du zircon afin de maximiser les gains pétroliers et gaziers en mettant l’accent sur leur transformation sur place c’est ainsi que nous allons profiter adéquatement de nos ressources avec la valeur ajoutée  et  les emplois générés  sur toute la chaîne de valeur.

                                             Moustapha DIAKHATE
                                               Expert en Infrastructure et Énergie
Moustapha DIAKHATE




Dans la même rubrique :
< >

Mercredi 10 Juillet 2024 - 20:48 investissement et partenariat : la rupture actée

Vendredi 28 Juin 2024 - 13:56 farine de blé : entre archaïsme et cupidité

Actualité | EcoFinance | Finance | Technologie | Contenu local | Environnement | Contribution | Donneurs | Conseil des Ministres | Nominations | Mines-Hydrocarbures | Energies