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Média de veille et d'alerte sur les questions de gouvernance, de transparence et de redevabilité des ressources extractives au Sénégal et en Afrique.
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sénégal: signature d'une convention de financement d’un montant de 3,9 milliards de fcfa, en subvention, en vue de soutenir la réalisation d’un projet de protection des ressources en eau de la zone de captage de pout


Rédigé le 29 Décembre 2021 à 11:48 | 0 commentaire(s) modifié le 30 Décembre 2021 - 14:06


(Equonet-Dakar) - Ce financement contribuera à la préservation des ressources en eau et à l’amélioration de la recharge de nappes de la région de Pout en tenant compte des effets du changement climatique.


L’Agence française de développement (AFD) a signé, le 28 décembre 2021, avec le ministère de l’Economie, du Plan et de la Coopération une convention de financement d’un montant de 6 millions d’euros, soit 3,9 milliards de FCFA, en subvention, en vue de soutenir la réalisation d’un projet de protection des ressources en eau de la zone de captage de Pout à travers des solutions fondées sur la nature, informe un communiqué de presse transmis à equonet. C'étais en présence d'Amadou Hott, ministre de l’Économie, du Plan et de la Coopération, du représentant du ministère de l’Eau et de l’Assainissement, de Philippe Lalliot, ambassadeur de France au Sénégal, et de Rémy Rioux, directeur général du groupe AFD.

Selon le texte, ce financement contribuera à la préservation des ressources en eau et à l’amélioration de la recharge de nappes de la région de Pout en tenant compte des effets du changement climatique.

"Les ressources en eau souterraines de la zone de Pout, indispensables à la région de Dakar, sont menacées du fait d’une exploitation dont le niveau dépasse très largement la capacité de renouvellement de la nappe, entrainant à terme le risque d’un épuisement de la ressource et d’une augmentation des conflits d’usage. Aggravée par les effets du changement climatique, la surexploitation de l’aquifère est favorisée par la multiplicité des acteurs intervenant dans la zone de Pout. Le développement d’un cadre de gestion intégrée de la ressource en eau, permettant une concertation de l’ensemble des usagers apparait comme une nécessité", souligne le texte.

Sous la maîtrise d’ouvrage de la direction générale de la protection et de la gestion de la ressource en eau (DGPRE), le projet sera mis en œuvre sur les 4 communes de Mont-Rolland, Pout, Keur Moussa et Diender, afin de renforcer une gestion intégrée de la ressource par les acteurs du territoire et d’optimiser les prélèvements pour les différents usages.

Selon le communiqué, il comprendra des investissements innovants pour la recharge de nappes, basés sur des solutions fondées sur la nature, adossés à un mode de gouvernance de la ressource inédit au Sénégal, le contrat de nappe, fondée sur une approche concertée entre l’ensemble des acteurs concernés et en veillant à la place des femmes dans la mise en œuvre du projet.

En 10 ans, le montant des engagements de la France au travers de l’AFD en faveur de l’eau, de l’assainissement et de l’environnement-climat, s’élève à plus de 350 millions d’euros, soit près de 230 milliards de FCFA, pour répondre aux objectifs de développement durable et d’émergence inclusive du Sénégal.

Située à une cinquantaine de kilomètres de la ville de Dakar, la zone de Pout s’étend sur une superficie d’environ 403 km2, répartie sur quatre communes (Mont-Rolland, Pout, Keur Moussa et Diender). Elle constitue une zone d’expansion urbaine et industrielle autour de la capitale sénégalaise. A cheval sur deux bassins versants, cette ressource en eau fournit actuellement près de 25% de l’alimentation en eau des régions de Dakar, de Thiès et de la Petite Côte. 

Outre l’alimentation en eau de la région de Dakar, qui représente 80% des prélèvements d’eau, l’aquifère de la zone de Pout fournit également les besoins en eau pour une importante activité d’exploitation minière (cimenterie) ainsi qu’une intense activité d’agriculture irriguée (agrobusiness et maraîchage).

Pour le ministre, ce projet répond à l’intérêt manifesté par les autorités pour identifier des solutions fondées sur la nature en vue de contribuer à préserver cette ressource en eau.

"En effet, il a pour finalité d’améliorer non seulement la gouvernance des ressources en eau et de la balance hydrique mais également de promouvoir une irrigation raisonnée et lutter contre l’érosion des sols", a-t-il expliqué
.
"Ces activités seront réalisées selon une approche inclusive en impliquant  les groupements de femmes et de jeunes qui bénéficieront ainsi de revenus associés à ces travaux, avec les conseils et la supervision des services du Ministère de l’Environnement et du Développement durable", a-t-il fait savoir.
 
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