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l’affaire serigne saliou guèye : du journaliste au journaleux ou la déchéance d’un très noble métier


Rédigé le 29 Mai 2023 à 01:00 | 0 commentaire(s) modifié le 28 Mai 2023 - 20:19


(Equonet-Dakar) - Avec l’affaire dite de Serigne Saliou GUEYE , ce « journaliste » arrêté pour des entorses à la déontologie et aux règles du journalisme, on peut dire qu’on a encore un nouveau scandale d’usurpation de fonction et autres faux et usage de faux. Car il semble que l’intéressé que tout le monde prenait pour un journaliste VRAI n’avait suivi aucune formation académique digne de ce nom pour mériter le titre tant envié de journaliste.


Ce qu’il est convenu d’appeler « l’affaire Serigne Saliou Gueye » du nom de ce « journaliste » arrêté récemment pour des entorses liées à sa profession, nous interpelle encore sur la nécessité impérieuse de rétablir les fondamentaux dans divers domaines de notre vie sociale, économique, politique et autres, gangrénés jusqu’à « la soubstantifique mouelle » par la culture de la triche, du mensonge, de l’usurpation et autres délits.
 
En effet, Il n’y a pas si longtemps et tout juste près l’épisode sordide du faux Dr.Samba éclatait le scandale du faux professeur de philosophie qui avait réussi à berner son monde en enseignant une matière aussi stratégique pendant dix ans au nez et à la barbe des autorités administratives, pédagogiques, ministérielles  et autres avant d’être démasqué par un véritable coup de chance. J‘écrivais ceci. Je me cite : « On a encore du mal, beaucoup de mal à y croire. Et pourtant c’est tout ce qu’il y’a de plus vrai. Un certain Monsieur TOURE, sénégalais bon teint aurait dit-on, réussi à enseigner  pendant dix (10) ans, la Philosophie à des classes de Terminales dans notre si beau pays et FRAUDULEUSEMENT . Car n’en ayant ni les capacités certifiées, ni les qualités pédagogiques éprouvées. Pincez-moi et dites-moi que c’est un canular tellement l’affaire est ENORME ! Enseigner pendant si longtemps dans les structures de l’Etat et du privé, une matière aussi stratégique que la Philosophie au nez et à la barbe des Autorités académiques ?  Fallait le faire ! Et Monsieur  Touré l’a fait. INOUÏ…
La mise à nu ou plutôt la découverte de cette affaire gravissime, dénote s’il en était encore besoin, toute l’urgence qu’il y’a à repenser toute l’organisation et le fonctionnement de notre Administration pour ne pas dire du pays tout entier. On reste confondu devant tant de forfaitures en tous genres qu’on est en droit de se poser des questions si et vraiment si, il existe quelque encore quelque espace public non encore gangréné par la tricherie, la corruption, le laxisme, l’incompétence et autres tares rédhibitoires que vient de mettre au grand jour ce scandale du faux professeur de Philosophie. Un de plus pourrait-on dire tellement les cas similaires foisonnent dans ce pays.
En attendant le prochain scandale qui ne saurait tarder si RIEN n’est fait».
Fin de citation.
Ben ! Avec l’affaire dite de Serigne Saliou GUEYE , ce « journaliste » arrêté pour des entorses à la déontologie et aux règles du journalisme, on peut dire qu’on a encore un nouveau scandale d’usurpation de fonction et autres faux et usage de faux. Car il semble que l’intéressé que tout le monde prenait pour un journaliste VRAI  n’avait suivi aucune formation académique digne de ce nom pour mériter le titre tant envié de journaliste. Et pourtant, il évolue dans le landerneau des médias depuis très longtemps au vu et au su de nombre de ses « collègues » ….Qui eux, bien formés savaient la vacuité de son CV. En effet, le sieur GUEYE  aurait avoué aux enquêteurs de la police ne pas posséder de diplôme académique attestant sa qualité de journaliste et précisant qu’il a appris le métier sur « le tas » dans les rédactions. Ils font légion cette engeance sans formation académique avérée ni connaissances solides attestées qui a assailli et infesté le monde de la presse et qui arrive même pour certains à présider des associations internationales de journalisme en parfaite situation de fraude et d’usurpation de qualité de journaliste. Ne suivez pas mon regard deh. Sauf donc,  respect dû aux Vrais journalistes, il me semble là que toute la corporation a été laxiste pour ne pas dire complice d’une telle situation. Ainsi, devant le silence coupable de toute la corporation, le métier de journalisme et des médiats en général est envahi par toute une faune d’écrivassiers, de « consultants, d’analystes politiques » et autres titres ronflants pour mystifier son monde et faire autorité et qui auront fini de dévaluer le très noble métier de journaliste. Le journalisme est un métier et comme tout métier, il s’apprend à bonne école et est sanctionné par un parchemin attestant des connaissances assimilées et des compétences maîtrisées qu’on appelle DIPLOME. Ainsi, si la corporation s’était bien organisée et bien structurée : «  Nul ne doit pouvoir exercer le métier de journaliste s’il n’est pas détenteur d’un tel parchemin ». Comme dans nombre de métiers qui se respectent.
Mais au Sénégal, on remarque que s’il y’a un domaine véritablement gangréné par des « intrus » c’est bien le domaine du journalisme et des médiats en général au point que nous avons 200 Journaux plus de 40 quotidiens 200 sites d’infos etc.. pour un petit pays d’un peu moins de 200.000 KM2 pour 17 millions d’habitants dont à peine un peu plus de 2 millions véritablement alphabétisés. C’EST ENORME !! Et dans tout ce magma de l’information seuls quelques rares acteurs peuvent se prévaloir d’avoir suivi une formation académique avérée aux métiers des médiats. Le reste tout le reste c’est-à-dire la grande masse aura appris « sur le tas » avec ses insuffisances criardes et ses lacunes immenses qui auront fini d produire des « journaleux » ou « doulnalistes «  pour parler comme le bon peuple qui sait toujours bien identifier les vrais des faux .
Une profession on l’exerce, un métier on l’apprend pour pouvoir bien le pratiquer.
Sous ce rapport,  un infirmier aura beau exercé pendant des lustres dans une structure sanitaire, il ne lui viendra jamais à l’idée de se faire appeler Docteur et d’agir comme teL. Ce serait une usurpation de fonction  et un délit réprimé par la Loi. C’est dans ce domaine que la corporation a failli. Il faut oser le dire. Et maintenant elle en est à faire face à des dérives et autres manquements de certains de ses membres qu’un déficit criard de formation laisse toujours apparaitre. La « formation sur le tas »  a ceci de particulier qu’elle donne l’impression de tout savoir alors qu’elle vous maintient dans ce qu’on appelle dans le jargon des écoles de management « la perfection dans l’erreur » . L’exemple parfait de « perfection dans l’erreur » que j’aimais donner souvent à mes étudiants, était le cas des chauffeurs de cars rapides ou de Ndiaga Ndiaye. Sans leur faire une quelconque injure ou manque de considération, tout le monde sait que la plupart de ces gens là sinon tous, apprennent les rudiments de la conduite automobile «dans le tas ». Pour ensuite, aller passer un permis de complaisance qui se transforme en permis de tuer du fait de leurs erreurs fatales souvent récurrentes. Toutes proportions gardées, la corporation aurait du mettre en place un mécanisme de validation des connaissances et aptitudes pour ceux d’entre eux qui auraient appris le journalisme « dans le tas » et leur délivrer des diplômes donnant droit au titre, grade et fonction  de journaliste. Au lieu de cela, la corporation a laissé prospérer une situation de silence coupable qui aujourd’hui, porte grand préjudice au métier de journaliste souillé par des tire-au-flanc et autres flibustiers de la plume et de l’image sans foi , ni loi, ni éthique ni déontologie  et n’ayant pour la plupart d’entre eux  que la vergogne, le toupet et la logorrhée pour se faire adouber. Un de mes amis très chers aimait à rappeler que : « le journalisme est d’abord et avant tout des connaissances acquises à bonne école, adossées à une éthique et à une déontologie régissant les règles de la profession. Sans éthique et sans déontologie le journalisme devient instigateur de troubles. Le journalisme est d’une haute responsabilité sociale. Même s’il sait tout, voit tout et entend tout, le journaliste responsable, ne dit pas tout, ne montre pas tout et ne rapporte pas tout. Dans l’exercice de son métier, le journaliste Vrai engage toujours sa propre responsabilité et celle de son organe. » Concluait-il.  TOUT EST DIT.
C’est pourquoi dans l’affaire Saliou Gueye , on peut comprendre la position du Président du CORED qui a eu bien raison de déplorer l’absence de statut de journaliste véritable sans la production d’un diplôme faisant foi et sans la carte professionnelle de presse donnant droit à l’exercice du métier de journaliste.. Il a eu raison de ne pouvoir défendre des « confrères » qui ne peuvent pas prouver leur appartenance à la corporation par la présentation d’un diplôme agrée ou tout au moins la possession de la carte de presse. C’est pourquoi, comme « à quelque chose malheur est bon »,  c’est à peine s’il ne s’est pas félicité de la tournure de cette affaire qui va permettre à la corporation d’identifier clairement tous ses membres et de réfléchir à des séminaires de validation  ou de mise à niveau des connaissances pour certains de ses membres présentant quelques insuffisances notoires sur le plan déontologique et éthique notamment.
Dès lors, il urge pour la corporation de prendre son courage à deux mains et de se décider à faire le ménage dans ses rangs en sortant de son silence coupable et d’engager sans délai l’assainissement de la famille journalistique en la purgeant sans aucun état d’âme ni faiblesse coupable de toutes les scories qui encombrent la profession et ne font que la souiller et la desservir. Pour qu’enfin le journalisme et les médiats  de manière générale soit l’affaire de CONFRERES  et non une tribu de «cons de frères »  ou de «frères cons». WASSALAM. 
 
Dieu nous garde et garde le Sénégal.  
Dakar le 29/O5/2023
 Guimba  KONATE
DAKAR
guimba.konate@gmail.com
Guimba Konaté




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