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Afrique: La CEA à la recherche de 18 autres ratifications pour l'entrée en vigueur de la ZLECA


Rédigé le 14 Mai 2018 à 14:27 | 0 commentaire(s) modifié le 14 Mai 2018 - 14:33


La machine est maintenant lancée pour la ratification de l’accord de la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). Après le Ghana et le Kenya, le Niger et le Rwanda ont suivi. La Commission Économique des Nations Unies pour l’Afrique (Cea) à qui, le dossier est pour le moment confié, cherche 18 autres ratifications pour atteindre la moitié des pays qui avaient signé lors du sommet de Kigali en mars 2018. Ce qui va permettre une entrée en vigueur de l’accord.


(Ecofinance.sn Dakar) - Le Niger et la Rwanda viennent de rejoindre le cercle restreint des pays qui ont ratifié l’accord sur la Zone de libre-échange continentale africaine (Zleca). 

L’information est donnée lors de la première conférence de presse tenue ce samedi 12 mai au siège de la CEA à Addis Abeba, dans le cadre de la 51ème session du Comité d'experts de la CEA, sur les Finances, la Planification et le développement économique. 

Le Coordonnateur de l’ATPC (Centre africain pour la politique commerciale), M. David Luke, confie que la CEA va continuer à plaider et à s’engager avec les pays qui n’ont pas encore signé. 
Il a tenu à rappeler que 44 pays ont déjà signé et six autres ont signé une note de promesse qui, après un consensus au niveau national, passera à une signature et une ratification. Dans ce lot figure un pays non moins important qu’est l’Afrique du Sud. 

Sur cette lancée, il reste cinq pays qui n’ont pas été en mesure de signer dont la Sierra Léone qui, à l’époque, était en plein milieu d’une élection présidentielle. 

Dans les deux semaines à venir, renseigne M. Luke, la CEA va s’engager avec la CEDEAO. Une démarche qui aura certainement le Nigéria en ligne de mire. 

La Commission de l’Union africaine va également jouer sa partition ainsi qu’un groupe d'hommes d’hommes d’affaires africains engagés de manière active dans le domaine du plaidoyer. 
Une offensive sur le Nigéria 
Le Nigéria qui est un géant économique dans le continent notamment dans la région ouest-africaine n’est pas à la table de négociation. Les responsables de la CEA ne prennent pas cet état de fait comme une absence du moment que des parties prenantes de ce pays ont juste demandé davantage de concertations. 
Sur un ton optimiste, Stephen Karingi, Directeur de la Division de l'intégration régionale et du commerce de la CEA pense que : « il est possible que le Nigéria aille signer et ratifier avant même les derniers des 54 pays qui ont signé à Kigali ». 

Il nous apprend que la CEA va aller au Nigeria pour contacter, sensibiliser et engagés les acteurs du pays ainsi que les autorités dans le processus. « Une campagne sera ainsi menée dans ce sens », confie-t-il. 

Une deuxième phase de négociation dès septembre prochain 
Les négociations pour la ratification de la ZLECA sont toujours dans sa phase une qui s’intéresse sur les biens, le commerce de service, entre autres. 

Le Coordonnateur de l’ATPC annonce une seconde phase que la CEA entend commencer en septembre prochain. 

Selon David Luke, cette phase va se pencher sur les investissements, la concurrence, les politiques, les droits de propriétés intellectuelles et probablement le commerce électronique. 
Des revenus additionnels de 5 à 13 milliards de dollars attendus 

Ce face-à-face avec les journalistes était une occasion pour ces responsables de la CEA de dissiper les craintes souvent soulevées et qui ont trait aux pertes de revenu et de recettes que va engendrer l’entrée en vigueur de la ZLECA. 
Le Directeur de la Division de l'intégration régionale et du commerce de l’institution renseigne que la CEA et le CNUCED, à la suite d’estimations, avaient chiffré les pertes de revenus potentiels pour le continent entre 4 à 5 milliards de dollars de pertes. 
Cependant, renchérit Stephen Karingi, le revers de la médaille par rapport à la concurrence, la ZLECA va produire de 1,5% de hausse du volume du PIB en termes de la base. 

Ce qui, à son avis, donne des possibilités de réaliser des revenus additionnels de 5 à 13 milliards de dollars. 
Par ailleurs, il a précisé que les estimations faites sont conservatrices parce que dans l’analyse en question, les deux organisations n’ont pas incluent l’ouverture des services. 

Les techniciens africains de l’économie, des finances et de la planification ont souligné le caractère limité de l’espace fiscale continental. Selon eux, le besoin d’investir pour optimiser sur les avantages de la ZLECA devient ainsi un défi. 

A travers les échanges, il est également apparu que la question sur comment investir dans le pilier de relance du commerce intra africain, mérite plus d’éclairage. 



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