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Sommet de l’UA : les enjeux de la réunion de Nouakchott


Rédigé le 29 Juin 2018 à 17:05 | 0 commentaire(s) modifié le 29 Juin 2018 - 17:11



Dans l’immense salle du Palais Mourabitoune, le palais des congrès sorti de terre pour l’occasion, l’Union africaine (UA) a lancé les travaux préparatoires de son 31e sommet à Nouakchott en Mauritanie. Deux jours de débats et d’épluchage des différents sujets que les chefs d’Etat vont passer à la loupe lors de leur réunion les 1er et 2 juillet prochains. Et l’ordre du jour promet une rencontre au sommet plutôt remuante. Détails.

Pour ces deux jours de discussions présidés par Moussa Faki Mahamat, le président de la Commission de l'Union africaine (UA), les travaux se sont résumés à la 36e session du Comité des représentants permanents de l'UA (COREP). Cette traditionnelle réunion qui ouvre tous les sommets de l'UA est elle-même préparatoire à la réunion des ministres des Affaires étrangères qui devra caler l'ordre du jour de la réunion des chefs d'Etat.
 
Réforme de l'UA, ZLEC et conflits au Mali, RDC, RCA, Burundi
Sur ce dernier point, Moussa Faki Mahamat en a déjà donné le ton : la réunion des chefs d'Etat devrait d'abord s'ouvrir sur les sujets laissés en rade ou que l'on a pu traiter lors du sommet d'Addis-Abeba, l'année dernière à la même époque.
 
«Sans autonomie financière, notre ambitieux Agenda 2063 ne sera qu'un catalogue de bonnes intentions et notre prétention au leadership continental et a l'appropriation africaine rien d'autre qu'un vœu pieux», a prévenu Moussa Faki Mahamat.
 
Le rapport sur le chantier de la réforme de l'instance -portée par Paul Kagame- et son financement participatif par ses membres avec la taxe Kaberuka devraient revenir à l'ordre du jour. Pour renforcer l'autonomie de l'UA, l'accélération de la mise en place de la Zone de libre-échange continental (ZLEC) ne devrait pas être laissée en rade. On tentera sans doute de convaincre les derniers réticents et ceux qui agissent sans empressement.
 
Au moment où s'ouvre le 31e Sommet, les espoirs de paix renaissent. Ses défis aussi. On peut saluer l'initiative de paix entre l'Ethiopie et l'Erythrée, après un conflit ouvert puis larvé qui aura duré plus de 20 ans. Dans la même semaine, Salva Kiir et Riek Machar ont entériné à Khartoum un accord «permanent» de paix au Soudan du Sud, plus jeune Etat de l'UA. Mais les préoccupations des chefs d'Etat vont sans doute se tourner vers les zones de conflit.
 
La bavure des Forces armées maliennes (FAMA), condamnée par l'ONU, sur des populations peules, font craindre une «somalisation» du Mali, aux prises avec les groupes terroristes, les milices et les risquent d'escalade ethnique, à quelques mois de la présidentielle. Sans atteindre le même niveau de sérieux, la crise anglophone, au bord du conflit civil, inquiète toute une sous-région.



La Tribune Afrique 



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