Connectez-vous S'inscrire
https://www.equonet.net/
ecofinance.sn
Facebook
Twitter
Média de veille et d'alerte sur les questions de gouvernance, de transparence et de redevabilité des ressources extractives au Sénégal et en Afrique.
Veiller sur le respect des obligations du secteur extractif sénégalais.



akinwumi en visite au sénégal: " on doit faire plus d’espace au secteur privé, notamment dans le domaine des infrastructures"


Rédigé le 31 Janvier 2022 à 11:34 | 0 commentaire(s) modifié le 1 Février 2022 - 10:26

Massamba Ndakhté Gaye
Ndakhté M. GAYE est un journaliste d'investigation engagé dans le suivi citoyen des obligations... En savoir plus sur cet auteur

(Equonet-Dakar) - En visite au Sénégal, Akinwumi A. Adesina plaide pour plus d’espace au secteur privé, notamment dans le domaine des infrastructures.


« Au cours des dix dernières années, la Banque africaine de développement a investi 40 milliards de dollars dans les infrastructures, a souligné le président du groupe de la Banque africaine de développement, Dr Akinwumi A. Adesina, au cours d'un échange avec le secteur privé et les partenaires techniques et financiers. On doit faire plus d’espace au secteur privé, notamment dans le domaine des infrastructures », a-t-il affirmé en présence  du ministre sénégalais de l’Économie, du Plan et de la Coopération Amadou Hott soulignant que la Banque africaine de développement croit au développement du secteur privé pour la création de richesses.

Il a exprimé le souhait de voir s’inverser la tendance actuelle qui accorde au secteur public 90% des projets d’infrastructures contre 10% au privé. Il a souligné l’importance des infrastructures à caractère régional comme le pont transgambien qui relie la Gambie et le Sénégal et le pont de Rosso entre le Sénégal et la Mauritanie dont les travaux ont été lancés en novembre dernier. Mais les infrastructures, c’est aussi l’eau et l’assainissement, l’énergie, le digital, l’aéroportuaire entre autres.

Le Train express régional et l’aéroport international Blaise Diagne (près de Dakar) sont des exemples d’infrastructures structurantes financées par la Banque africaine de développement. 

Les représentants du secteur privé ont salué l’initiative de la rencontre du président Adesina et lui ont exposé les contraintes et difficultés auxquelles ils faisaient face notamment dans l’accès aux marchés publics.

Rencontre avec les partenaires techniques et financiers

Le président Adesina a également rencontré lors de son séjour, les partenaires techniques et financiers du Sénégal au cours d’un petit-déjeuner de travail auquel a participé le doyen du corps diplomatique, l’ambassadeur du Cameroun au Sénégal. Dr Adesina est, d’entrée de jeu, revenu sur le contexte difficile imposé par le Covid-19 qui nécessite des réponses robustes et coordonnées, notamment la couverture vaccinale des populations africaines, qui reste faible. « Il faut plus de vaccins pour les Africains », a-t-il insisté soulignant qu’il fallait renforcer la sécurité sanitaire du continent et son secteur pharmaceutique.

Il a annoncé que la Banque allait mobiliser à cet effet trois milliards de dollars américains pour renforcer l’infrastructure de santé et la production de vaccins sur le continent. Un partenariat avec l’institut Pasteur de Dakar permettra une production locale de vaccins dans les prochains mois.

La question climatique reste aussi un des défis majeurs. Il faut assurer une transition énergétique, la stabilité du système énergétique et le mix énergétique. Il a cité les efforts réalisés au Sahel avec la mise en place du projet « Desert to Power » visant à produire 10.000 mégawatts d’énergie photovoltaïque pour 250 millions de personnes ainsi que celui de la Grande muraille verte.

L’emploi des jeunes a été mis en relation avec la question sécuritaire, car il faut autonomiser les jeunes pour les éloigner de l’extrémisme violent. « L’Afrique compte 450 millions de jeunes. Il faut donc un nouvel écosystème financier plus favorable aux jeunes, a affirmé le président Adesina. C’est pourquoi, à la Banque africaine de développement, nous avons commencé à travailler sur une banque d’investissement pour l’entreprenariat des jeunes. »

Le coordonnateur-résident du Système des Nations unies à Dakar, Siaka Coulibaly a évoqué les questions de paix et de sécurité dans la région : « Comment pouvons nous travailler sur des espaces transfrontaliers en proie à des violences ? s'est-il interrogé. Les populations doivent accéder à des infrastructures socio-économiques de base. Il faut impliquer la jeunesse pour lui éviter les mauvaises influences, un travail a été initié entre le Sénégal et le Mali à cet effet. »

La représentante du Fonds des Nations unie pour l’enfance au Sénégal Silvia Danailov a évoqué les besoins d’infrastructures éducatives pour l’éducation des enfants. Malick Sy, de l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel a salué le rôle de la Banque qui a financé toutes les études de faisabilité qui lui ont été soumises dans le cadre des projets d’industrialisation au Sénégal.

Le président Adesina a remercié les partenaires pour leur disponibilité et a évoqué son audience de la veille avec le président Macky Sall qu’il a félicité pour sa prochaine présidence de l’Union africaine. 

Ndakhté M. Gaye avec la BAD




Actualité | EcoFinance | Finance | Technologie | Contenu local | Environnement | Contribution | Donneurs | Conseil des Ministres | Nominations | Mines-Hydrocarbures | Energies